La street art survivrait-elle à são paulo ?

retrouvez toute l'actualité lifestyle sur street and style

Les graffitis figurent parmi les symboles de l'art urbain et São Paulo, la capitale économique du Brésil tient une place à part grâce à l'avenue du 23-mai. En effet, sur une distance supérieure à 5 kilomètres, cette voie est couverte de dessins réalisés par des artistes de différentes nationalités. Ces oeuvres furent réalisées sous l'impulsion de l'ancien maire de la ville. Emmenée par João Doria, la nouvelle équipe dirigeante a pris un virage à 180°. Le mois dernier, c'est le nouveau préfet en personne qui a lancé les travaux destinés à masquer les graffitis par une peinture de couleur grise.

Des artistes internationaux ont participé au projet

Aujourd'hui, plus de la moitié de la population mondiale habite en ville. Cette proportion va encore augmenter puisque les mégalopoles se multiplient dans les pays émergents. Étant donné que l'environnement influence la manière de vivre et la façon de penser, une culture urbaine s'est développée au cours de ces dernières années. Elle se manifeste par le mode vestimentaire, la musique ou encore l'art. Comme les tendances évoluent de manière permanente retrouvez toute l'actualité lifestyle sur street and style. Parfois, un changement à la tête d'une organisation se traduit par une rupture radicale. Alors que son prédécesseur a invité les artistes de tous les horizons à graver leur inspiration sur les murs de l'avenue du 23-mai, M. João Doria entreprend de les effacer « en vue d'améliorer l'attractivité de sa ville ». Depuis le commencement du nettoyage, plus de 200 peintures ont déjà disparu.

Les opinions contre le nettoyage se multiplient

Le nouveau maire n'a pas hésité à qualifier les tagueurs d'«agresseurs ». Par ailleurs, il a rappelé que les fautifs encourent une peine d'emprisonnement qui peut aller jusqu'à un an ferme. Néanmoins, on peut dire que son initiative ne fait pas l'unanimité. De nombreux journalistes l'ont critiqué puisque non seulement ces oeuvres sont devenues un patrimoine à part entière de São Paulo, mais ils contribuent aussi à sa renommée au niveau international.

Certains observateurs emploient le mot « autoritarisme » tandis que les artistes qualifient les actions menées par le préfet de « censure ». Ainsi, ils ne renonceront pas à leur liberté d'expression et dessineront de nouvelles fresques. Heureusement, d'autres mesures sont prises en faveur de l'art urbain. Par exemple, Street and Style a mis en lumière le musée du Street Art d'Amsterdam qui possède une importante collection sur cet art contemporain.